| Prendre des mesures de sécurité normales | Faire preuve d'une grande prudence | Éviter tout voyage non essentiel | Éviter tout voyage |
On s’attend à ce que le référendum sur l’indépendance du Sud-Soudan ait lieu le 9 janvier 2011. On recommande fortement aux Canadiens d'éviter les manifestations et les rassemblements, de suivre les conseils des autorités locales et de consulter les médias locaux.
La menace terroriste contre des cibles étrangères a également augmentée. Certaines organisations terroristes ont fait des déclarations dans lesquelles ils appelaient expressément à attaquer les intérêts occidentaux au Soudan. En janvier 2008, un diplomate de l'ambassade américaine et son chauffeur ont été tirés et tués. Nous recommandons donc fortement aux Canadiens de faire preuve d’une extrême prudence, d'éviter les endroits publics fréquentés par les étrangers, et d'être particulièrement vigilants, incluant dans leur voisinage et lieux de travail. Il est fortement conseillé aux Canadiens qui se trouvent présentement au Soudan de minimiser leurs déplacements, d’éviter les grands rassemblements et les manifestations, de surveiller l'évolution de la situation et de suivre les directives des autorités locales.
On rappelle qu'Affaires étrangères et Commerce international Canada recommande d'éviter tout voyage au Soudan. Les Canadiens qui envisagent de s'y rendre malgré cet avertissement devraient suivre constamment l'évolution de la situation, prendre les précautions nécessaires pour assurer leur sécurité personnelle et s'assurer d'avoir en place un plan d'urgence en cas de besoin. Les Canadiens devraient aussi s’inscrire auprès de l'Ambassade du Canada à Khartoum et rester en contact régulier avec celui-ci (voir la section 5 ci-dessous).
Khartoum et Omdurman
Plusieurs grandes manifestations contre l'Occident ont eu lieu à Khartoum au début du mois de janvier 2009. Les événements qui se sont déroulés dans la Bande de Gaza et le dépôt d'un mandat d'arrestation par la CPI contre le président, ont alimenté ces soulèvements. Du harcèlement contre des citoyens canadiens, des actes de vandalismes et des menaces d'attentat contre des endroits habituellement populaires auprès des étrangers, ont été signalés.
Ouest du Soudan et Darfour
Le conflit au Darfour a créé une situation dangereuse dans l’Ouest du Soudan, surtout en dehors des grandes villes. Il affecte également d’autres régions du Soudan et l’Est du Tchad. Malgré la signature d'accords de paix et de cessez-le-feu entre le gouvernement du Soudan et certaines factions rebelles, la situation en matière de sécurité au Darfour demeure extrêmement précaire. Depuis janvier 2010, la région a connu une intensification des combats entre le gouvernement et les rebelles, et les détournements de voiture et les enlèvements demeurent une menace réelle pour les étrangers. Le gouvernement impose parfois des couvre-feux. Les récentes violences ont fait des morts et des déplacés et provoqué une instabilité générale et de l'insécurité. On ne peut écarter la possibilité que surviennent d'autres affrontements ou des épisodes de violence régionale.
Nous recommandons fortement à tous les Canadiens de quitter l’Ouest du Darfour et d’éviter cette région jusqu’à nouvel ordre. Depuis les attaques récentes entre les différents groupes rebelles et les forces tchadiennes et soudanaises dans cette région, la situation est très tendue et des attaques de riposte pourraient survenir. Les Canadiens qui se trouvent actuellement dans l’Ouest du Darfour devraient prendre des mesures de sécurité supplémentaires, c’est-à-dire se déplacer le moins possible et éviter les régions le long de la frontière entre le Tchad et le Soudan, où des groupes rebelles sont en activité et rendent la situation extrêmement instable. La frontière entre le Tchad et le Soudan est fermée.
Centre du Soudan
Les Canadiens qui résident dans la région de l’exploitation pétrolière (notamment l’État d’Unity, les régions méridionales du Kordofan-Ouest et du Kordofan-Sud, le nord de l’État de Bahr-al-Ghazal, le nord de l’État de Warab et le nord-ouest de l’État de Jonglei) doivent se tenir au courant des menaces pour la sécurité. Des milices et des groupes privés de droits ont mentionné à plusieurs reprises qu’ils considèrent les installations pétrolières comme étant des cibles légitimes.
On recommande également d’éviter tout voyage à Abyei, au Kordofan-Occidental. Les violents affrontements entre les forces armées soudanaises et l'Armée de la libération du peuple soudanais (SPLA) ont cessés, mais la situation demeure imprévisible. Il y a un risque élevé d’attaques et d'enlèvements dans la région. Dans le passé, des groupes armés ont perpétré avec succès des attaques contre des travailleurs étrangers, incluant des travailleurs du secteur pétrolier.
Sud et est du Soudan
La région au sud de Juba (Juba y compris) et la région le long de la frontière avec l’Ouganda et la République démocratique du Congo (RDC) sont très instables et devraient être évitées.
Malgré l’Accord de paix global signé en 2005, mettant fin à la guerre civile, la présence de l’Armée de résistance du Seigneur (ARS) et des groupes de milices armés continue de causer des tensions importantes dans la région. Les forces armées de l'Ouganda, de la RDC et du Soudan ont d'ailleurs lancé, en décembre 2008, une offensive militaire conjointe contre l'ARS dans le nord de la RDC. Depuis le lancement de cette campagne militaire, l'ARS a riposté avec une grande violence contre la population civile des villages situés dans la région frontalière du sud du Soudan et de l'Ouganda. Des centaines de personnes ont été tuées et des milliers d'autres ont fui la région.
De plus, on note depuis janvier 2009 une flambée de violence interethnique, notamment dans l'État de Jonglei. Des conflits tribaux concernant la propriété des terres et l'accès aux pâturages ont mené à des enlèvements d'enfant et à des attaques ciblées contre femmes et enfants. Des centaines de morts et de blessés ont été signalés et des milliers de personnes ont été déplacées.
Tout déplacement dans la région limitrophe de l’Érythrée (y compris Kassala) devrait également être évité. La situation dans cette région est imprévisible en raison de l'activité militante transfrontalière qui y sévit. Des étrangers travaillant pour des organismes humanitaires dans la région ont déjà été la cible d’attentats.
RECOMMANDATION OFFICIELLE CONCERNANT L’INSCRIPTION : Nous offrons un service d'inscription à tous les Canadiens qui voyagent ou résident à l’étranger. Ce service est offert afin de pouvoir communiquer avec les Canadiens à l’étranger et de leur prêter assistance en cas d’urgence, notamment en cas de catastrophe naturelle ou de troubles civils, ou pour les informer d'une urgence familiale au Canada. L'inscription peut se faire en ligne ou en communiquant avec le bureau du gouvernement du Canada le plus près. Pour obtenir de plus amples renseignements, vous pouvez consulter la Foire aux questions (FAQ) sur l’inscription des Canadiens à l’étranger.
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3. SÉCURITÉ
La décision de voyager revient à chaque voyageur. Il incombe également à chacun de veiller à sa sécurité personnelle. Le gouvernement du Canada prend très au sérieux la sécurité des Canadiens à l’étranger et diffuse à cet égard des renseignements et des conseils fiables et à jour dans ses Conseils aux voyageurs. Dans l’éventualité où une situation de crise nécessiterait une évacuation, la politique du gouvernement du Canada vise à assurer le transport sans danger jusqu’au lieu sûr le plus près. Le Canada n’aidera les Canadiens à quitter un pays ou une région qu’en dernier recours, lorsque tous les moyens de transport commerciaux et personnels auront été épuisés. Ce service est offert selon un mode de recouvrement des coûts. L’individu doit assumer les frais associés à la poursuite de son voyage. Les situations varient d’un pays à l’autre et les ressources du gouvernement peuvent, dans certains cas, être limitées. La capacité du gouvernement du Canada d’offrir de l’aide peut par conséquent être restreinte, notamment dans les pays ou les régions où le risque de conflit violent ou d’instabilité politique est élevé.
Pour des raisons de sécurité nationale, les diplomates et les représentants d’organisations internationales pourraient être sujets à une fouille des personnes et des objets personnels par les autorités du Soudan.
L’année dernière, un certain nombre de manifestations contre l’Occident et contre l’ONU ont eu lieu à Khartoum et dans d’autres villes principales. On recommande aux Canadiens de communiquer avec l'ambassade du Canada à Khartoum pour obtenir des informations à jour sur les menaces à la sécurité et à la sûreté.
Le nombre d’installations touristiques est limité. Les endroits fréquentés par les touristes sont les sites archéologiques de Meroe et de Jebel Barkal, les montagnes de Jebel Marra (de graves actes de violence ont été commis dans ces régions dans le passé) ainsi que les sites de plongée au bord de la Mer Rouge. Plongée : Il faut noter qu’il n’existe aucun établissement médical pour traiter les blessures liées à la plongée à Port Soudan. Les voyageurs qui désirent visiter des sites archéologiques doivent obtenir l’autorisation du service des antiquités avant de voyager à l’extérieur de Khartoum. Une autorisation est habituellement accordée dans des délais raisonnables.
Manifestations
Des manifestations ont souvent lieu à Khartoum, en particulier le vendredi. Des couvre-feux peuvent être imposés en cas d'instabilité. Pendant un couvre-feu, les policiers ont le droit d'arrêter quiconque se trouve dehors sans autorisation. À Khartoum, il est maintenant pratique courante pour la police d’ériger des barrages routiers pour fouiller les véhicules et vérifier les documents d’identification. Il est conseillé de faire preuve de vigilance, de respecter les couvre-feux et de s'arrêter aux barrages routiers.
Criminalité
Le taux de criminalité à Khartoum est bas, mais on note une recrudescence de délits mineurs.
Le banditisme constitue un problème de plus en plus sérieux dans l'ouest du Soudan, surtout au Darfour (notamment dans la chaîne de montagnes de Djebel Marra et à la frontière du Tchad), où plusieurs incidents graves ont occasionné des décès.
Passage à la frontière
Les frontières terrestres avec plusieurs pays environnants sont effectivement fermées. Puisque les frontières peuvent fermer sans préavis, il revient aux voyageurs de contacter les autorités locales pour obtenir l'information la plus à jour. Il est dangereux et non recommandé d’essayer de traverser une frontière terrestre.
Des convois commerciaux terrestres franchissent parfois les frontières avec la Libye, la République centrafricaine et le Tchad, mais ces routes sont considérées comme dangereuses. En dehors des villes principales, de nombreuses zones, y compris frontalières, sont minées.
Piraterie
On rapporte des attaques et des vols à main armée perpétrés par des pirates dans les eaux côtières. On recommande aux navigateurs de prendre les précautions qui s’imposent. Pour de plus amples renseignements, consulter le rapport en direct sur la piraterie (en anglais seulement) diffusé par le Bureau maritime international.
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4. EXIGENCES D'ENTRÉE / DE SORTIE
La décision de laisser entrer les voyageurs étrangers appartient à chaque pays ou région. Tous les pays ou régions imposent des exigences spéciales aux personnes qui prévoient résider sur leur territoire pendant une longue période (en général plus de 90 jours), y travailler, y étudier ou s’y livrer à des activités autres que le tourisme. Pour vous renseigner sur les conditions d’entrée particulières, communiquez avec la mission diplomatique ou consulaire de la ou des destination(s) où vous comptez vous rendre. Les personnes qui ne respectent pas les exigences d’entrée et de sortie sont passibles de peines sévères.
Les informations suivantes sur les exigences d’entrée et de sortie ont été confirmées auprès des autorités soudanaises. Toutefois, ces exigences pourraient changer à tout moment. Le voyageur a la responsabilité de vérifier la validité de ces renseignements auprès de l'ambassade de la République du Soudan.
Les Canadiens qui prévoient se rendre au Soudan, notamment dans la région du sud (ce qui n'est pas recommandé), doivent être munis d'un visa et d'un passeport canadien valide. Le passeport doit être valide pendant au moins six mois après la date prévue du retour. Allouez environ un mois entre votre demande de visa et la date prévue de votre départ. Les visas ne sont pas délivrés automatiquement aux voyageurs.
Tous les étrangers doivent s'inscrire auprès du bureau d'inscription des étrangers au ministère de l'Intérieur (situé à l'ouest du palais présidentiel) dans les trois jours suivant leur arrivée à Khartoum; deux photos de format passeport sont exigées. Les étrangers détenteurs de passeports diplomatiques, officiels et spéciaux sont exemptés de cette procédure. Les étrangers doivent obtenir un permis pour se rendre hors de Khartoum, et ils doivent s'inscrire au poste de police local dans les 24 heures suivant leur arrivée à leur nouvelle destination. À Khartoum, on peut se procurer un permis de voyage auprès du ministère de l’Intérieur (pour les étrangers détenteurs de passeports réguliers) ou du ministère des Affaires étrangères (pour les étrangers détenteurs de passeports diplomatiques). Des photos de format passeport sont exigées. Pour les destinations au nord de Khartoum, les permis sont normalement accordés moyennant un certain délai. Pour les destinations dans le sud et dans l’ouest du Soudan, un permis de voyage devrait être obtenu du ministère de l'Intérieur ou du ministère des Affaires étrangères. Les procédures devraient être commencées au moins une semaine avant la date de voyage. À l'exception des personnes œuvrant pour des organisations internationales enregistrées et pour des missions diplomatiques, il est extrêmement difficile d'obtenir un permis pour les destinations dans le sud et dans l’ouest du pays. Le règlement concernant le port du permis est rigoureusement appliqué.
Les voyageurs dont le passeport est estampillé de l’État d’Israël se verront refuser l’entrée au Soudan.
Il est fortement conseillé aux citoyens canadiens d'origine soudanaise de n'utiliser que leur passeport canadien lorsqu'ils se rendent au Soudan ou qu'ils quittent ce pays. Le recours à des documents de voyage soudanais pourrait causer des problèmes au moment de quitter le pays.
Visa de touriste : exigé
Visa d'affaires : exigé
Visa d'étudiant : exigé
Visa de transit : exigé
Les voyageurs doivent avoir sur eux une preuve qu’ils ont été vaccinés contre la fièvre jaune.
Les voyageurs doivent se présenter à l'aéroport international de Khartoum au moins deux heures, mais de préférence trois heures avant le départ. Les formalités de départ sont complexes et aucun tableau n'indique les heures d'arrivée et de départ. Une taxe de l'aéroport international de 35 SDG est perçue. On ne peut se fier aux heures d'ouverture des comptoirs de change.
Enfants et droit de garde
Les coutumes, lois et réglementations du pays adhèrent étroitement aux pratiques et croyances islamiques. Selon la cour soudanaise, il est possible que les femmes et leurs enfants rencontrent des difficultés sur le plan de la mobilité. Cela peut inclure le fait qu’il leur soit interdit de quitter le Soudan si le consentement du père n’est pas fourni, sans égard aux droits de garde ayant pu être accordés à la mère par quelque tribunal que ce soit, soudanais, canadien ou autre.
Certaines maladies d’origine hydrique sont courantes au Soudan, notamment le choléra et le paludisme. Pour en savoir plus, veuillez consulter le site Web de l’Agence de santé publique du Canada.
Pour des renseignements sur le virus H1N1, consultez notre page Enjeux internationaux.
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8. LOIS ET COUTUMES
Vous devez respecter les lois en vigueur où vous séjournez. Les délits graves peuvent entraîner l’emprisonnement ou même la peine capitale. Les peines d’emprisonnement sont purgées sur place.
Les Canadiens arrêtés ou détenus ont le droit de communiquer avec le bureau du Canada (ambassade, haut-commissariat, etc.) responsable des services consulaires pour le pays concerné (voir la section 5 ci-dessus), et les agents procédant à l’arrestation doivent les aider à le faire. Les représentants consulaires du Canada peuvent fournir une liste d’avocats de la région.
Les procédures requises dans les cas de poursuite judiciaire ou d’enquête policière sont différentes des procédures en vigueur dans le système judiciaire canadien. Les Canadiens désirant entreprendre de telles démarches doivent s’attendre à de longs délais d’attente et à déployer des efforts supplémentaires afin de mener leur dossier à terme. Le gouvernement du Canada ne peut intervenir dans les procédures judiciaires en cours dans un autre pays ou région à moins que les autorités locales ne lui demandent de le faire, ce qui se produit rarement.
Les droits de garde au Soudan peuvent différer de celles du Canada. Veuillez vous référer à la section 4 pour plus de renseignements sur les enfants et le droit de garde.
En comparaison avec la société occidentale, le Soudan est une société traditionnelle et conservatrice. Les coutumes, lois et règlements du pays se conforment rigoureusement aux pratiques et croyances islamiques. Les femmes devraient donc se vêtir de manière conventionnelle (ni jupes courtes ni vêtements sans manches ou décolletés). Il est recommandé aux femmes comme aux hommes de ne pas porter de shorts en public et de faire preuve d'une extrême discrétion lorsqu'ils se baignent.
Pendant le mois lunaire du Ramadan (le neuvième mois du calendrier musulman), les visiteurs doivent faire preuve de discrétion lorsqu’ils mangent ou fument dans les lieux publics entre le lever et le coucher du soleil. Le Ramadan doit commencer le 11 août 2010 ou près de cette date.
Les manifestations d'affection en public entre personnes de sexe opposé sont mal vues; les personnes affichant leur homosexualité peuvent être arrêtées sur-le-champ et incarcérés, et risquent même la peine capitale. Le prosélytisme religieux est également mal vu et pourrait entraîner une arrestation.
La loi de la Charia est en vigueur dans les États du nord du Soudan, comme c’est le cas à Khartoum. Dans ces secteurs, il est interdit d'importer ou de consommer de l'alcool (même en privé) et d'importer des magazines ou des livres sexuellement explicites. La possession, la consommation et le trafic de drogues illicites peuvent entraîner de strictes sanctions. Les sacs sont régulièrement fouillés à l'aéroport de Khartoum, à l'arrivée et au départ.
Pour pouvoir prendre des photographies, les visiteurs doivent avoir un permis. Toutefois, même avec un permis, il est strictement interdit de photographier les aéroports, les zones militaires, les ponts, les stations d'épuration, les stations de radiodiffusion, les services publics ainsi que les bidonvilles et les mendiants.
L'usage du téléphone cellulaire au volant d'un véhicule est interdit.
La semaine de travail va du samedi au jeudi; toutefois, les bureaux du gouvernement sont fermés le samedi. Les heures de travail sont généralement de 9 h à 14 h 30.
La double citoyenneté est reconnue par la loi. Les Canadiens doivent en tout temps utiliser leur passeport Canadien durant les déplacements et se présenter comme Canadiens aux autorités étrangères.
Le Ministère publie une brochure intitulée La double citoyenneté : ce que les voyageurs doivent savoir, qui s’adresse particulièrement aux Canadiens ayant une double citoyenneté.
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9. TRANSPORT ET ARGENT
Les routes sont en mauvais état. Bon nombre d'entre elles sont simplement des pistes de sable. Un véhicule à quatre roues motrices est indispensable pour circuler, sauf sur les routes Khartoum-Kassala-Port-Soudan, Khartoum-Atbara et Khartoum-Obeid. Seuls les voyageurs d'expérience possédant l'équipement nécessaire devraient s'aventurer dans le désert; l'équipement de base requis est une pelle, des rampes métalliques pour les sables lourds, un système de positionnement global (GPS) et des réserves d'essence et d'eau. Les barrages routiers sont monnaie courante. Les voyageurs doivent avoir leurs pièces d'identité ainsi que le certificat d'immatriculation de leur véhicule sous la main. Les habitudes de conduite imprévisibles des Soudanais, les piétons et la présence d'animaux errants présentent des risques. Des taxis sont disponibles dans les grands centres, mais ils sont généralement vétustes et inconfortables.
Les services de transport public sont limités hors des grands centres urbains. Un service ferroviaire hebdomadaire assure la liaison entre Ouadi-Halfa et Khartoum. Les trains sont délabrés, mais le service est ponctuel. En ce qui concerne le transport par autocar, il est recommandé de n'utiliser que des services de première classe. La majorité des autres autocars n’offrent pas de service régulier, sont mal entretenus et très mal conduits. Les accidents mortels impliquant des autocars sont fréquents.
Il est conseillé d’avoir un permis de conduire international (PCI).
Le seul accès régulier à l’Égypte est par le biais du traversier allant d’Aswan (Égypte) à Wadi Halfa (Soudan). Des traversiers effectuent également des trajets à destination et en provenance de Suakin (port de la Mer Rouge).
Les avions de Sudan Airways desservent la plupart des villes. Il se peut cependant que ces appareils ne répondent pas aux normes internationales. Même l'entretien des appareils plus modernes présente de graves lacunes. Plusieurs appareils de Sudan Airways et d'autres compagnies opérant dans le pays se sont écrasés dans le passé, entraînant la mort de nombreuses personnes. On peut aujourd'hui voler avec d'autres compagnies pour les liaisons intérieures, mais les normes de sécurité varient. Les Canadiens qui prévoient se déplacer en avion à l'intérieur du pays devraient être extrêmement prudents et évaluer avec soin les risques qu'ils prennent en utilisant ce moyen de transport.
Voir notre FAQ concernant les transports afin de vérifier si les transporteurs nationaux répondent aux exigences de sécurité.
Les cartes de crédit ne sont plus acceptées au Soudan. Les factures d'hôtel doivent être payées en espèces. Les chèques de voyage ne sont pas acceptés. Il n'y a pas de guichet automatique bancaire.
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10. CATASTROPHES NATURELLES ET CLIMAT
Sécheresse
En raison de précipitations sous la moyenne enregistrées durant les quatre dernières années, un niveau important de sécheresse sévit présentement dans plusieurs régions de l’est de l’Afrique, y compris au Soudan. Des tempêtes de sable peuvent avoir lieu. Les voyageurs devraient s’attendre à rencontrer des difficultés dans leurs déplacements. Les services locaux et la disponibilité de l’eau et des denrées essentielles pourraient être perturbés. Des mesures préventives et une extrême prudence sont de mise.
Saison des pluies
La saison des pluies atteint son maximum en juillet et août. Les inondations peuvent alors rendre certaines routes impraticables. Les voyageurs devraient se tenir au courant des prévisions météorologiques et planifier leurs déplacements en conséquence.
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11. RENSEIGNEMENTS SUPPLÉMENTAIRES
Le retour au Canada
Aide-mémoire du voyageur
Assurance maladie et assurance voyage : Les voyageurs ne doivent pas compter sur leur régime provincial d’assurance maladie pour régler la note en cas de maladie ou de blessures à l'étranger. Ces régimes couvrent, au mieux, une partie des frais. Il est conseillé de contracter une assurance complémentaire, dont vous devrez bien comprendre les clauses. Les détenteurs de certaines cartes de crédit bénéficient d’assurances voyage et maladie, mais il ne faut pas tenir pour acquis que cette couverture est suffisante seule. On recommande aux voyageurs d’avoir avec eux toutes les précisions concernant les assurances et d’indiquer à leur agent de voyages, à un ami ou à un parent et/ou à un compagnon de voyage comment joindre leur assureur. Avant de rentrer au Canada, demandez au médecin ou à l’hôpital de vous remettre une facture détaillée. Il faut toujours fournir les reçus originaux des ordonnances ou des services médicaux reçus à l’étranger; la plupart des compagnies d’assurance n’acceptent pas les copies ou les télécopies.
L’annulation d’un voyage déjà organisé risque d’occasionner des frais. Avant d’annuler un déplacement à l’étranger, les voyageurs ont intérêt à en discuter avec leur agent de voyages, leur assureur ou leur compagnie aérienne. La décision d’effectuer le déplacement incombe uniquement au voyageur.
Adoption : Au Canada, l’adoption internationale relève de la compétence des provinces et des territoires. Si vous songez à adopter un enfant à l’étranger, vous devez d’abord vous renseigner sur les règlements de l’adoption en vigueur dans la province ou le territoire où résidera l’enfant. En outre, l’adoption elle-même est de compétence provinciale ou territoriale, mais l’admission au Canada d’un enfant adopté relève de Citoyenneté et Immigration Canada (CIC). Si l’enfant n’est pas muni du visa d’immigration approprié, il risque de se voir refuser l’entrée au Canada. La demande de visa pourrait être refusée même si l’adoption a déjà eu lieu. Pour de plus amples renseignements, composez le 1 888 242-2100 (au Canada seulement), consultez le site Web de CIC ou communiquez avec les autorités de votre province ou de votre territoire.
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12. ANNEXE
S. O.
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